l’Observatoire
linguistique

présente son service public d’informations plurilingues sur l’évolution actuelle de l’ensemble des langues du monde

La Dame de Brassempouy
Persona loquens sapiens

presents its public and plurilingual information service on the present evolution of all the world’s languages

Le Répertoire de la linguasphère

des langues et communautés linguistiques du monde

The Linguasphere Register
The Linguasphere Register

The Linguasphere Register

of the world’s languages and speech communities

Nos objectifs

Cette exploration de la linguasphère n'est pas un voyage touristique pour voir des communautés isolées dans des cadres exotiques. Cette Odyssée en ligne est une exploration à travers la totalité des langues humaines. Celles-ci, et leurs interactions, forment les composantes d’un système de communication planétaire, en évolution constante.

Nous avons commencé l’observation de ce système complexe, qui fonctionne comme un tout, à partir de l’aube d’un nouveau monde de la communication … du déclenchement d’une linguasphère véritablement «orbitale», à partir du début du siècle actuel.

Cette orbitalisation des communications plurilingues constitue un deuxième pas de géant pour l’espèce humaine, depuis notre premier pas  au Paléolithique supérieure dans un monde de la parole personnelle et de l’expression artistique.

Les premières traces de la créativité artistique humaine attestent que la conscience de soi et le symbolisme collectif de la parole – autrement non enregistrés - avaient déjà été déclenchée.

Pour la première fois notre planète avait enfanté une espèce capable de s’observer et de s’interroger sur son environnement terrestre.

Il semble donc utile d’établir une distinction entre Homo sapiens (né il y a environ 200.000 ans) et cette «nouvelle» espèce qui est apparue alors que les humains, enfants et adultes, maîtrisaient déjà pleinement des moyens d’expression personnelle, à la fois linguistique et artistique.

Cette révolution humaine semble avoir eu lieu il y a une cinquantaine de millénaires, donc pas beaucoup plus que cinq cents siècles, sur une planète déjà âgée de quatre milliards d’années.

Nous avons trop tendance à oublier que l’évolution de l’espèce humaine et de nos capacités s’est déroulée sur une échelle de temps bien plus réduite que pour l’évolution d’autres espèces sur notre planète.

Pour décrire l’humanité telle qu’elle existe aujourd’hui, espèce à laquelle nous appartenons tous, nous proposons le terme de Persona loquens sapiens  («personne parlante informée/savante»).

C’est un terme qui atteste (1. Persona:) que ni homme ni femme ne peut prétendre dominer l’autre, (2. loquens :),  que l’acquisition de la parole marque nos débuts en tant qu’espèce nouvelle et singulière et (3. sapiens:) que le langage nous permet d’accumuler et de partager nos connaissances collectives, un «corpus du savoir» qui est l’héritage personnel de tous.

Ce qui nous différencie encore plus, est que Persona loquens sapiens a atteint, au début du 21e siècle, le statut d’une espèce continue et homogène, qui recouvre la planète toute entière, c’est-à-dire un organisme global.

La distinction la plus fondamentale dans la linguasphere, est celle qui traverse toute langue, la dichotomie entre la parole des femmes (ou de Femina loquens) et celle des hommes (de Homo loquens).

Les divergences sémantiques profondes entre ces deux façons de parler – utilisant les mêmes mots mais souvent avec des acceptations subtilement diverses – naissent de nos différences sur le plan physique, social et biologique.

Et pourtant ces deux catégories élémentaires d’êtres humains et de langues humaines sont inextricablement liées : Femina loquens + Homo loquens = Persona loquens.

Nous sommes tous soit des «filles d’hommes» soit des «fils de femmes», contribuant chacun à l’accumulation du savoir, et partageant le même droit à l’éducation, droit inaliénable de chaque fille et de chaque garçon, dans toute communauté du monde.

Toute personne, homme ou femme, a le droit d’une Persona loquens sapiens, «la personne parlante qui sait».

Pour représenter ce nouveau titre de notre espèce moderne, l’Observatoire linguistique a choisi l’image de la Fille de Brassempouy, ce chef d’œuvre de moins de 4cm de haut, taillé d’un fragment de défense de mammouth, il y a vingt cinq millénaires.

Cet Odyssée en ligne est organisé par l’Observatoire linguistique, un minuscule groupe de recherche, qui depuis les années 1980, se consacre à l’étude des langues humaines en tant que système évolutif.

Au tournant du siècle et au début du premier volume de son Répertoire de la Linguasphère, l’Observatoire avait prédit que les dix années suivantes seraient une véritable «Décennie de la Linguasphère».

Cette prédiction s’est avérée exacte, les dix années suivantes ont vu la mise en orbite des langues, du savoir collectif, et des réseaux sociaux de l’humanité.

Cette décennie a vu le lancement plurilingue de Wikipédia, Google, Facebook et Twitter, ainsi que le séquençage du génome humain…

Les effets politique et économiques se sont immédiatement fait sentir, l’espèce humaine était clairement entrée non seulement dans un nouveau millénaire, mais également dans une nouvelle ère globale en termes de son évolution sociale.

Aujourd’hui, en 2012, les secousses planétaires de la décennie précédente laissent envisager la lente montée en puissance d’un tsunami mondial… un tsunami social, économique, politique qui menace de balayer les structures post- néolithiques construites par la société humaine au cours des derniers millénaires.

Dans ce contexte bouleversé, notre Odyssée explorationnelle à deux objectifs étroitement liés.

 

A. Le PREMIER objectif de ce site web est informatif: il cherchera à maintenir un service public gratuit et accessible d’information et de recherches sur la linguasphère, réseau d’abord territorial et désormais nuage orbital de toutes nos langues. D’où le choix du nom de notre site : linguasphere.info

Pour la première fois, ce site tente de considérer toutes les langues humaines, qu’elles soient parlées à l’échelle locale ou transcontinentale, comme faisant partie d’un système à la fois complexe et unique de communication planétaire, qui véhicule notre bien commun de connaissances accumulées  ou «corpus du savoir».

L’ambition de linguasphere.info est de pouvoir soutenir et faire progresser les idéaux et les objectifs du programme multilingue Wikipédia.

Sans exagérer, on peut déclarer que l’évolution fulgurante du concept de Wikipédia, portée par autant de langues différentes, constitue la plus importante création collective de l’humanité depuis que nous nous sommes transformés en personnes parlantes.

Cela nous permet désormais d’observer l’évolution de notre propre espèce sous un nouvel angle, maintenant que nous avons été contraints et forcés, malgré nous, à reconnaitre que nous appartenons tous à une espèce d’une remarquable homogénéité, et que notre seul avenir viable est celui d’une société planétaire, coresponsable.

Le Répertoire de la Linguasphère des langues et communautés linguistiques du monde a été compilé en grande partie en France et a été publié au Pays de Galles en anglais au moment des célébrations du millénaire en 1999/2000.

Le Répertoire de la  Linguasphère  (plus de 1000 pages) est disponible ici en ligne non seulement comme une présentation de l'état linguistique du monde à la fin du deuxième millénaire, mais - plus important encore - comme un cadre pour l'enregistrement et l'examen du développement ultérieur des langues du monde au cours du siècle actuel.

Toute personne peut utiliser le Répertoire  librement comme il apparaît sur ​​ce site linguasphere.info, qui demeure sa seule présentation officielle en ligne. Vous êtes libres de le citer comme vous avez besoin, y compris son système de classification et de codage indexé des langues du monde et leurs territoires, ainsi que les cartes qui soutiendront ce système.

Vous pouvez contribuer directement à l'amélioration et à l'expansion de cette ressource publique gratuite, en participant à la recherche et au collecte de données par l'Observatoire linguistique.

Ces contributions scientifiques serons les bienvenue, non seulement de la part des observateurs individuels, mais aussi des groupes intéressés, tels que des écoles ou des équipes de chercheurs.

Vous pouvez également participer à notre Odyssée en parrainant nos recherches, notre cartographie, nos travaux informatiques, nos traductions, et nos explorations en ligne, de quelque manière que vous le souhaitez, que ce soit financière ou matérielle.

Tout ce que nous demandons, c'est que vous n'imprimez pas des  éléments ou la totalité du Répertoire  pour vendre. Mais vous êtes invités à l'utiliser librement en tant que partie intégrante de votre matériel didactique ou de vos travaux de recherche.

Nous serions ravis de votre participation, sous quelque forme que ce soit, par exemple en nous informant de ou en mettant à disposition des données linguistiques ou cartographiques qui puissent être diffusées sous la même licence. Cela nous aiderait à mettre à jour et à améliorer la base de ressources linguasphere.info.

Partagez vos observations sur de nouvelles tendances ou des modifications dans vos langues de communication, partout dans le monde, et aidez nous à présenter ces informations en français, anglais, et toutes les autres langues «géo-artérielles», celles qui sont parlées ou comprises par plus de cent millions de personnes.

 

B. Le DEUXIÈME objectif de ce site est éthique et stratégique: il cherchera à encourager une approche plurilingue vers la libre diffusion du savoir et des connaissance, y compris la compréhension commune des droits et des responsabilités hunaines; il fournira un soutien pratique et plurilingue en ligne pour l’avancement de l'éducation pour tous – l’École sans frontières - et pour une civilisation de la justice pour tous, à travers les langues et cultures du monde.

Aujourd'hui, ce site est inquiète de constater et documenter les langues du monde, non seulement en termes de leurs relations communes de la structure et du vocabulaire, mais aussi en fonction de leur répartition géographique et le poids démographique - en d'autres termes, où et par combien de personnes ils sont utilisés.

Le développement de cette nouvelle géographie des langues est basé sur la répartition des langues dans les catégories de poids démographique (c'est à dire le nombre approximatif de langue maternelle ou «langue seconde» auditeurs et/ou lecteurs qui peut être atteint par n'importe quelle langue définie).

Ces catégories comprennent les langues d'origine, pour atteindre moins de 100 mille personnes chacun, où la plus grande priorité est la nécessité d'enregistrer ces langues menacées souvent pour la postérité. Ils représentent, et ont toujours représenté, la grande majorité des langues parlées sur la Terre.

À l'autre extrême sont des langues artérielles, atteignant plus de 10 millions de personnes chacun, où la plus grande priorité est la nécessité d'organiser le flux plurilingue de connaissances vers les communautés et en particulier aux enfants à travers le monde.

Langues artérielles atteindre environ 99% de l'humanité, mais représentent peut-être seulement 2% du nombre total de langues parlées aujourd'hui.

Au sein d'un total de 11.000 entre 4000 et langues (en fonction de la définition de «langue»), il ya pas plus de 140 langues, y compris les artères seulement 14 géo-artérielles langues, chacun atteignant plus de 100 millions de personnes chacun.

À l'heure actuelle, l'utilisation croissante de l'anglais comme langue internationale dominante est de limiter le développement global des autres langues artérielles.

Historiquement, la propagation mondiale de l'anglais a déjà détruit la grande majorité de toutes les langues parlées antérieurement sur ​​deux continents, l'Amérique du Nord et en Australasie.

Déjà, l'anglais a envahi les universités et les grandes entreprises du monde, ce qui donne un avantage automatique à ceux qui ont une maîtrise familiale de cette langue. Mais cette même suprématie de l'anglais, et la présence de normes rivaux, ont eu des effets négatifs sur sa stabilité et sa précision.

C’est en tant que linguiste chérissant sa langue maternelle, l’anglais, que David Dalby a décidé de promouvoir le français au rang de “langue de référence” de ce site Internet plurilingue.

Après l'anglais, l'usage du français s'étend plus largement autour de la planète que l’usage de n'importe quelle autre langue.

Comme l'anglais aussi, les variétés du français contemporain s'étendent à de nouvelles formes dynamiques de la parole créés par les enfants et les adultes en esclavage, après qu'ils ont été déracinés de leurs propres langues.

Dans le même temps, nous devons reconnaître que ces deux langues rivales, de villes aujourd’hui à seulement deux heures de distance, ont été les transporteurs dans le monde entier, non seulement de l'oppression et du vol, mais aussi des biens précieux de la liberté, de l'égalité et de la justice.

C’est pour cette raison que l’Observatoire linguistique a présenté son exposition bilingue «Langues de la Liberté» au Centre Pompidou de Paris en 1989, bicentenaire de la Revolution française.

Une différence majeure entre l’anglais et le français, cependant, est que le français a l'avantage supplémentaire d'une forme écrite strictement normalisée, le français académique.

Dans la planification des itinéraires plurilingues pour la circulation des connaissances et des idéaux de l'homme au sein des communautés du monde, nous avons besoin d'une langue écrite qui est d'une précision rigoureuse.

Nous avons également besoin d'une langue qui, par sa tradition historique, est prête à tenir la tête - au nom de toutes les langues - au géant linguistique qui tourne en rond au cœur de la tempête économique d’aujourd’hui.

Our aims

This exploration of the linguasphere is not a touristic voyage, to visit isolated communities in exotic surroundings. This Odyssey online is an exploration into the totality of human languages, observing them as the interactive working parts of a planetary system of communication. That system is constantly evolving.

We have begun the first observation of this complex system, as a functioning global entity, from the onset of a new world of communication … from the opening of a truly “orbital” linguasphere at the beginning of the present century.

This orbitalisation of plurilingual communications has been the second giant step forward for humankind, since our first step forward in the late Paleolithic era, into a new world of personal speech and artistic expression.

Early evidence of human artistic creativity indicates that the personal cognition and collective symbolism of human speech – otherwise unrecorded – had already been unleashed.

For the first time, our planet had evolved a living species able to contemplate itself and to question its own earthly  environment.

It therefore appears useful to distinguish Homo sapiens (born around 200,000 years ago) from the “new” human species which appeared after human beings, children and adults, had fully attained the means of personal expression, both linguistic and artistic.

That human revolution took place approximately 50,000 years ago, so not much more than five hundred centuries ago, on a planet already about four billion years old.

We forget too easily that the evolution of modern humanity and our abilities has been on a time-scale  much shorter than for the evolution of other species on our planet.

A useful term for describing our new model of human being, our own modern “humankind”, is Persona loquens sapiens (“knowledgeable speaking person”),

This term recognises (1. Persona:) that neither male nor female deserves to dominate the other, (2. loquens:) that the acquisition of speech has marked our launch as a new and unique species, and (3. sapiens:) that this acquisition allows us to accumulate and share our collective discoveries and inventions, a “commonwelth of knowledge” which is the personal birthright of all,

To differentiate us even more, persona loquens has just attained - at the beginning of this 21st century - the status of a continuous, homogeneous species around the entire planet, a global organism.

The most fundamental division within the linguasphere, traversing every language, is the dichotomy between the speech of women (of Femina loquens) and the language of men (of Homo loquens).

The profound semantic differences between these two ways of talking – often using identical words with varying shades of meaning – arise from our different physical and social circumstances and biological make-up.

Yet our two basic forms of human being and of human language are inextricably interwoven: Femina loquens + Homo loquens = Persona loquens.

We are all either “daughters of men” or “sons of women”, sharing equally in the cumulative knowledge and right to education which is the birthright of every girl and boy in every community of the world.

Every person, woman or man, has the right to be  Persona loquens sapiens, “the speaking person who knows”.

To represent this new title of our modern human species, the Observatoire linguistique has chosen the image of the Girl of Brassempouy, a masterpiece les than 4cm high, sculpted from a fragment of mammouth tusk, twenty five thousand years ago.

This online Odyssey is organised by the Observatoire linguistique, a tiny research body, devoted since the 1980’s to the study of human languages as an evolving system.

At the turn of this century, and at the beginning of the first volume of its Linguasphere Register, the Observatoire foresaw that the ten years ahead would be a veritable “Decade of the Linguasphere”.

That prediction showed itself to be true, and the ten years which follwed saw the languages, the collective knowledge and the social networking of humankind launched together into orbit.

That decade saw the launch of plurilingual Wikipedia, of plurilingual Google, Facebook and Twitter, of the decipherment of the human genome …

The political and economic effects began at once, and it became clear that the human species had entered, not only a new millennium, but a new global era its in social evolution.

By 2012, the global tremors of that previous decade of the Linguasphere predict the slow build-up of a worldwide tsunami … a social, economic and political tsunami which threatens to sweep away the post-Neolithic structures which human society had constructed during recent millennia.

In that dramatic context, our exporational Odyssey has two tightly interrelated objectives.

 

A. The FIRST aim of this website is informative: it will seek to maintain a free and accessible  public service of free information and open research on the linguasphere, the original territorial network and now orbital cloud of all our languages. Hence our title: linguasphere.info

For the first time, this site attempts to view all our human languages, whether local or trans-continental, as part of a single but complex system of global communication, transporting our collective commonwealth of knowledge or “corpus du savoir”.

It is the ambition of linguasphere.info to be able to support and to further the ideals and aims of the plurilingual Wikipedia programme.

Without any exaggeration, one may declare that the rapid evolution of the Wikipedia concept, across so many languages, has been the most important collective creation of humankind since the evolution of our own talking species.

We may now observe the evolution of our own species from a new perspective, now that we have been forced – in spite of ourselves – to recognise that we are all members of a remarkably homogeneous species and that our only sustainable destiny is as a responsible global society.

The Linguasphere Register of the World’s Languages and Speech Communities was compiled largely in France and was published in Wales in English at the moment of the millennium celebrations in 1999/2000.

The entire Linguasphere Register  (over 1000 pages) is provided here online not only as a record of the linguistic state of the world at the end of the second millennium, but – more importantly - as a framework for recording and reviewing  the subsequent development of the world’s languages during the present century.

Everyone may freely use the Register as it appears on this website, linguasphere.info, which remains its only official presentation on line.  You are free to quote it as you need, including its system of indexed classification and coding of the world’s languages and their territories, as well as the maps which will support that system.

You may contribute directly to the improvement and expansion of this free public resource, by participating in the research and data-gathering activities of the Observatoire linguistique.

Such scientific contribution will be welcome, not only from individual observers but equally from interested groups, such as schools or teams of researchers.

You may also participate in our Odyssey by sponsoring our research, our cartography, our IT work, our translations and our explorations online, in whatever way you wish, either financial or material.

All we ask is that you do not of course print parts or the whole of the Register to sell. But you are welcome to use it freely as an integral part of your teaching materials or research assignments.

Please do advise us of any improved or new data or maps on languages which could be used freely, with acknowledgement, to improve and update the information already available here on linguasphere.info .

Inform us of new developments and changes among spoken languages around the world, and help us to present such materials in French and English, and in other “geo-arterial languages”, each of which may reach more than one hundred million persons.

 

B. The SECOND aim of this website is ethical and strategic: it will seek to encourage a plurilingual approach to the free diffusion of knowledge, including the common understanding of human rights and responsibilities; it will provide practical and plurilingual online support for the worldwide advance of universal education - the École sans frontières - and for a global but linguistically and culturally diverse civilisation of justice for all.

Today, this website is concerned to observe and document the world’s languages, not only in terms of their shared relationships of structure and vocabulary, but also in terms of their geographical spread and demographic weight - in other words, where and by how many people they are used.

The development of this new geography of languages is based on the division of languages into categories of demographic weight (meaning the approximate number of mother-tongue or “second-language” hearers and/or readers who can be reached by any defined language).

These categories include heritage languages, reaching less than 100 thousand persons each, where the greatest priority is the need to record those often threatened languages for posterity. They represent, and have always represented, the large majority of all languages spoken on Earth.

At the other extreme are arterial languages, reaching more than 10 million persons each, where the greatest priority is the need to organise the plurilingual flow of knowledge to communities and especially to children throughout the world.

Arterial languages reach around 99% of humankind but represent perhaps only 2% of the total number of languages spoken today.

Within a total of between 4,000 and 11,000 languages (depending on the definition of “language”), there are no more than about 140 arterial languages, including only 14 geo-arterial languages, each reaching over 100 million persons each.

At the moment, the expanding use of English as a dominant international language is limiting the global development of other arterial languages.

Historically, the worldwide spread of English has already destroyed the large majority of all languages previously spoken on two continents, North America and Australasia.

Already, English has invaded the universities and larger companies of the world, giving an automatic advantage to those who have a native command of that language. But the very supremacy of English, and the existence of rival norms, have had negative effect on its stability and precision.

It is for this reason, as a linguist who treasures English as his mother-tongue, that David Dalby has promoted French as the “language of reference” for this plurilingual website on the Linguasphere – as our «langue de référence».

After English, the use of French extends more widely around the planet than that of any other language.

Like English also, varieties of modern French extend to new dynamic forms of speech created by enslaved children and adults, after they were uprooted from their own languages.

At the same time, we must recognise that these two rival languages, of cities now only two hours apart, have been worldwide transporters, not only of oppression and theft, but also of the precious commodities of liberty and equality and justice.

This is why the Observatoire linguistique presented its bilingual exhibition “Languages of Liberty” at the Pompidou Centre in Paris in 1989, bicentenary of the French Revolution.

A major difference between modern English and French, however, is that French has the additional advantage of a strictly standardised written form, Academic French.

In planning  plurilingual routes for the flow of knowledge and human ideals among the communities of the world, we need a written language which is rigorously precise.

We also need a language which, by its historical tradition, is prepared to stand up – on behalf of all languages - to the linguistic giant now spinning at the heart of today’s economic storm.

 

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